Mission à Maghama du 1er décembre au 10 décembre 2025

MAGHAMA

Rapport rédigé par le Docteur Giusy Coraggio (Italie) :

La mission MAGHAMA c’est ma première fois en Mauritanie , ce qu’il fait que je pars sans rien attendre .

On arrive la nuit tard dans la capitale et le lendemain très tôt , se me mets en route pour des heures et des heures . Je les compte pas mais on fait une pause pour le déjeuner et je découvre que on mange très bien dans ce coin du monde , je découvre la tradition du thé mauritanien.

On se remets en route l’aprem midi et on arrive à Maghama, une ville dans l’extrême sud de la Mauritanie, à la frontière avec le Sénégal .

On arrive et un pick up avec un petit comité d’accueil nous attend à l’entrée de la ville , les gens sont évidemment très heureuses de nous recevoir.
Les jours suivants je découvrirai que la plupart entre eux ont jamais dans leur vie eu accès aux dentaire , c’est la normalité ici expliquer aux patients comment on s’allonge sur un fauteuil dentaire.

La communication avec les patients c’est pas évident , alors je me faire traduire certaines phrases dans la langue locale , le pular.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les soins sont pas faciles , pour chaque personne que on voit on pourrait rester au moins une matinée au fauteuil , et alors il faut vite apprendre à prioriser les soins , pour que on puisse se dédier au plus grande nombre de patients . Les numéros à la fin de la semaine sont assez impressionnants : en une semaine en étant trois dentistes , on soigne 148 personnes , on réalise 89 composites , 219 extraction , 1 détartrage et 1 traitement endodontique . Les matins on se réveille à 7h , le temps de prendre un petit déjeuner et c’est parti direction le centre de santé de la ville , ou une foule nous attends , dans l’espoir d’être mise en liste pour les soins.

Dans le dispensaire y a pas d’eau courante , le luminaire dans la salle où sont installées les fauteuils, marche à intermittence et la chaleur est tellement intense que même mettre un nouveau paire de gants entre deux patients devient une galère. Et pourtant rien de tout ça est un obstacle , quand y a la volonté de faire et quand non connaît l’importance de ce que on fait.

C’est vrai, les numéros de ce que on fait en une semaine dans ces conditions , sont impressionnantes, mais au même temps y a une voix dans ma tête qui me dis que c’est pas  assez, que ça sera jamais assez parce que le besoin sera toujours une montagne par rapport a ce que on peut apporter avec nos mission.

En vrai cette voix je fais le choix de pas l’écouter en reconnaissant la dignité de chaque personne , une personne a la fois.